Stanislas Thuret

    Un mec en or !

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    « Je suis un grand fan de Woody Allen ! J’adore le côté fantaisiste et existentialiste de la comédie et de la tragédie humaine. Il y a plein de choses drôles, même dans les pires situations… » Légèreté et profondeur, humour et finesse, Stanislas Thuret est à l’image de ses clips qui font le buzz sur les réseaux sociaux depuis quelques mois.

    De la curiosité, beaucoup ; de l’humour, toujours ; du professionnalisme, évidemment ; de l’imagination comme s’il en pleuvait et le gros plein de gentillesse… Stan Thuret est cinéaste. En 2014, il a pourtant acheté un Mini. Parce que le large le titille depuis, qu’enfant, il voit passer, devant la plage où il a appris, l’été, à faire du dériveur avec son père, des engins de course taillés pour traverser l’Atlantique, voire plus. Cette plage, c’est celle de la Forêt Fouesnant. Et ces engins n’étaient autres que des IMOCA, des Mini…

    Le cinéma d’abord

    Après un Bac scientifique, Stanislas s’inscrit dans une école de cinéma. Pourquoi ? Un peu pour la même raison que celle qui l’a poussé à acheter son Mini huit ans plus tard : une curiosité irrépressible pour un univers qui lui faisait de l’œil.

    Il ne regrettera jamais d’avoir poussé la porte de l’école de Cherbourg et, surtout, d’avoir ensuite nourri son esprit créatif en licence d’études cinématographiques à Saint-Denis. « Là bas, il n’y avait pas de moyens techniques pour faire des tournages, c’était plus une approche théorique et philosophique du cinéma : j’ai adoré ! »

    Sa licence en poche, il fait son entrée dans le monde du cinéma comme stagiaire mise en scène pour le film « Une semaine sur deux » avec Bernard Campan et Mathilde Seigner. Il est ensuite appelé pour d’autres tournages. Il grimpe les échelons, observe, apprend, comprend, pendant 8 ans, sur de grosses productions et aux côtés de stars telles qu’Isabelle Huppert, Lou Doillon, Thierry Lhermitte, Cédric Klapisch, Bertrand Tavernier, Jacques Audiard…

    Une vie normale, ou pas ?

    « Je commençais à tourner en rond dans mes jobs d’assistant réalisateur. C’est très enrichissant, mais, si j’ai fait tout ce cursus, c’est pour réaliser. Et je réaliserai un film, un jour, c’est certain ! Alors, j’ai acheté mon Mini ! »

    « J’avais envie de faire un truc un peu fou avant d’avoir une vie ‘’normale’’… Même si ma vie n’est peut-être pas très normale quand je vois les clips que je fais ! »

    Premières bobines maritimes

    Stanislas tente alors sa chance. Il contacte plusieurs coureurs inscrits à la Mini Transat 2013 pour leur proposer ses services de « vidéoman » en échange d’un ticket d’entrée pour ce nouveau monde : celui de la course au large.

    Pierre-François Dargnies lui répond OK ! Ils sont depuis devenus amis : « C’est un mec en or ! Il est hyper généreux, passionné. Il découvre encore le large, mais il est heureux en mer. C’est un gars à la cool, mais qui se donne à fond. Et super modeste avec ça. Je ne lui trouve pas de défauts ! C’est quelqu’un à connaître. »

    La mer prend le pas sur les plateaux de tournage

    Six mois après cette rencontre, le jeune cinéaste achetait son bateau avec l’intention de participer à la Transat Mini 2015. Mais le temps de préparation était trop court pour un tel saut dans l’inconnu. Il sera au départ de la prochaine « Mini », le 1er octobre 2017.

    Au fil des mois, la mer prend le pas sur l’écran noir. « À 12 mois du départ de la course, j’ai choisi d’arrêter de travailler pour bien préparer ma transat. » Ce qui ne l’empêche cependant pas de faire le buzz avec des clips aussi décalés que drôles : des parodies de grands films qui illustrent avec finesse sa vie de skipper dans un grand éclat de rire.

    À l’école du grand large

    Stanislas profite également de cette année « nautique » pour apprendre et travailler aux côtés de grands marins. Après avoir été mediaman à bord de l’Imoca Foresight Natural Energy de Conrad Colman sur la transat New York – Vendée « un très gros cap de franchi encore pour moi dans ma découverte de la course au large » ; le jeune cinéaste-skipper va embarquer à bord de l’Ultime Actual.

    Il sera le mediaman de l’équipage d’Yves Le Blevec pendant « The Bridge », la transat qui va rallier Saint-Nazaire à New York. « Je vais essayer de raconter une belle histoire… Ce qui est agréable, en mer, c’est qu’il y a des moments où tu n’es plus obligé de parler. Il y a quelquefois des silences qui sont très intéressants à filmer. 

    J’aimerais aussi réussir à montrer comment fonctionne un équipage. Et puis, filmer un trimaran ça va être un rêve ! C’est le plus beau des bateaux ! Quand j’étais gamin, j’avais dans ma chambre un poster de l’un des premiers trimarans de Francis Joyon : ça m’a toujours fait rêver !

    J’ai d’ailleurs toujours ce poster… et il me fait toujours rêver ! »


    Découvrez le parcours des autres équipiers :

    Samantha Davies

    Jean-Baptiste le Vaillant

    Davy Beaudart

    A la barre de l’Ultim Yves le Blevec

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