Le Groupe ACTUAL et Yves LE BLEVEC

UNE HISTOIRE QUI PREND CHAQUE JOUR UNE NOUVELLE DIMENSION

Actual et Yves le Blevec entament leur quatorzième année d’un partenariat chargé d’histoires et de deux Transats victorieuses : la Mini Transat 6.50 en 2007 et la Transat Jacques Vabre en 2011. En 2014, l’histoire commune à l’entreprise mayennaise et au skipper breton se poursuit :  le Team est présent sur les plans d’eau en Multi50 et en Mach 6.50.

QUATORZE ANS DEJA !

C’est en 2001 que, pour la première fois, les chemins d’Yves Le Blevec et du Groupe Actual se sont rencontrés. A l’époque, Yves Le Blevec avait décidé de préparer la Transat 6.50 entre La Rochelle et Salvador de Bahia. Arrivé sans beaucoup de préparation, faute de temps, le navigateur avait réussi une jolie performance en signant, sous les couleurs d’Actual, une jolie cinquième place. Une performance qui n’allait pas rester sans lendemain puisqu’entre le navigateur et l’entreprise mayennaise allait naître une complicité qui ne s’est jamais démentie depuis.

DES DÉBUTS PROMETTEURS

Retour de la transat 6.50, Yves se voit proposer d’embarquer aux côtés de Bruno  Peyron pour un premier record du tour du monde à la voile à bord d’Orange. Quand il revient, c’est à nouveau le Groupe Actual qui le soutient  quand il décide de se lancer sur le circuit Figaro. Mais Yves est avant tout un oiseau du large. Très vite, il repart pour une nouvelle campagne autour du monde aux côtés de Bruno Peyron et choisit en 2005 de se consacrer à nouveau à la Transat 6.50. Mais cette fois-ci, « la chance du débutant » ne l’accompagne plus.

Une préparation tronquée, un projet bouclé en dernière minute, le navigateur démâte. Son rêve de victoire est reporté…

ELOGE DE LA FIDÉLITÉ

Mais la confiance engrangée entre Yves Le Blevec et son partenaire ne pouvait pas rester sans lendemain. Dès 2006, Actual s’engage aux côtés du navigateur pour qu’il dispose enfin des moyens nécessaires pour participer à l’édition 2007 de la Transat 6.50 avec toutes les chances de son côté.

Intuition payante puisque Yves s’adjugera l’épreuve en novembre 2007 en baie de Tous les Saints à Salvador de Bahia. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’envie de continuer ensemble, tout en montant en puissance, a rapidement posé sur la table un nouveau projet : celui de construire un trimaran océanique de 50 pieds, un Multi50 pour s’aligner au départ des plus prestigieuses courses transocéaniques.

NOUVEAUX DÉFIS

Le pari est osé. La classe Multi50 est en plein développement mais le navigateur malouin Franck-Yves Escoffier cannibalise les victoires depuis plusieurs années. En décidant de faire appel à Guillaume Verdier, Yves Le Blevec affirme d’emblée son originalité. C’est le premier trimaran de course que le jeune architecte signe ; mais c’est aussi l’occasion d’ouvrir de nouvelles pistes en proposant des formes architecturales originales. Les premiers bords, ceux de la gestation sont difficiles puisque pour sa première grande course, la Transat Jacques Vabre 2009, le bateau chavire après quelques heures de course. Mais le navigateur et son partenaires sont tenaces : après analyse des causes de l’accident, le bateau est réparé et Yves et son équipage se présentent en avril 2010 au départ de la Vendée – Saint-Pétersbourg qu’ils remportent au terme d’un duel de toute beauté avec Franck-Yves Escoffier.

Puis vient la Route du Rhum : alors qu’il est en lutte pour la victoire, il est contraint d’abandonner suite à une rencontre avec un OFNI qui occasionne une voie d’eau. La saison 2011 a permis à Yves de gommer les défauts de jeunesse de son bateau : la Transat Jacques Vabre a été l’occasion d’y exprimer tout son potentiel grâce à une victoire remportée avec Samuel Manuard en 17 jours, 17 heures, 7 minutes et 43 secondes.

LE DEFI ULTIM

En cette année 2015, Yves et Actual confirment leur retour ensemble, avec cette fois un départ dans la catégorie Ultime !

Yves Le Blevec nous parle de ce partenariat à long terme et de son nouveau bateau  : « Il y a beaucoup de choses à construire, mais nous ne partons pas d’une page blanche et nous savons où nous voulons arriver : au départ du tour du monde, en 2019, avec un binôme marin/bateau le plus en phase possible.

Techniquement, je suis en confiance, il va inévitablement y avoir des tâtonnements au début, mais c’est mon métier et ce sont des machines que je ne découvre pas vraiment.

La première étape à franchir est donc de découvrir et de s’approprier le bateau. De comprendre tout de son fonctionnement. Il y a un travail de découverte et d’enquête. En discutant avec les anciens fournisseurs du Team Sodebo, on apprend, petit à petit… Les informations se complètent, se recoupent. C’est un cheminement enrichissant.

Cette première phase d’appropriation inclut la Transat Jacques Vabre. Ensuite, nous passerons à la deuxième phase qui sera de transformer le bateau en vue du tour du monde en solitaire.

Notre préparation s’inscrit dans la durée, nous avons 4 ans pour arriver au départ du tour du monde avec un bateau et un marin en phase. Il y a beaucoup de travail. Il faut se poser toutes les bonnes questions, pour partir dans les bonnes directions.

Le moteur de ce programme sur 6 ans, c’est le tour de monde, en solitaire, sur un multicoque. C’est rare et très beau comme projet. Nous allons donc tout mettre en œuvre pour nous présenter au départ de ce défi dans les meilleures conditions possible.

Notre chance est d’avoir dès aujourd’hui cet objectif-là en ligne de mire. Notre but est d’être aussi prêts pour cette échéance que nous avons pu l’être sur les programmes Mini et Multi50, d’avoir une maîtrise globale du projet, dans le cadre humain et financier fixé avec Actual.

C’est un projet de vie engagé, qui va demander beaucoup d’énergie, comme tous les projets que j’ai mené jusqu’à présent d’ailleurs. »