Un rythme imaginé depuis des mois. Un rythme à projeter sur les 90 jours à venir.

Déjà, ou seulement, c’est selon, quatre jours et quatre nuits qu’Yves a quitté la Trinité-sur-mer pour son tour du monde à l’envers. En mer, comme à terre pour le team Actual, chacun prend son rythme. Un rythme imaginé depuis des mois. Un rythme à projeter sur les 90 jours à venir.

« Ça fait déjà deux jours qu’on a fait le dernier point, le temps passe vite ! », lançait Yves ce matin. « Je commence à oublier mon statut de terrien. En mer, le quotidien, l’état d’esprit n’ont rien à voir avec ce que l’on vit à terre. Je prends la navigation au jour le jour. Tout va bien à bord, le vent avait baissé un peu la nuit dernière, j’ai pu bien me reposer. Je navigue prudemment, tant que c’est instable, avec des grains, je navigue un peu sous-toilé, ça apporte une certaine sérénité. Je suis en short et en T-shirt, mais avec le vent de face et le « spray » permanent des embruns, il ne fait pas encore très chaud. »

Les conditions météo étaient en effet encore bien toniques ces dernières 24h pour le skipper Actual qui évolue au près dans un flux de sud-ouest instable d’une 20aine de nœuds « il y a eu pas mal d’orages et d’éclairs… Ce n’était pas très confort, mais ça allait vite et sur la route, donc c’est pas mal ! »

L’Ultim Actual trace cet après-midi à 15 – 16 nœuds, plein sud. Ce joli rythme va sensiblement ralentir en fin de journée à une dizaine de nœuds, puis demain soir, avec 2 à 4 nœuds seulement attendus au speedomètre… Un moment compliqué à passer, mais de relative courte durée, le temps pour Yves de traverser ce « no-wind-land » entre la dépression qu’il est en train de quitter et les alizés qu’il devrait pouvoir toucher jeudi matin.

« Ce tour du monde, c’est comme une montagne immense qui me barrait l’horizon le premier jour. Aujourd’hui, j’ai commencé à attaquer la pente, je ne vois plus le sommet.

Je n’ai pas d’impératif de vitesse, même si j’aime faire marcher correctement mon bateau, je n’ai pas trop d’états d’âme à lever le pied si nécessaire. »

Chi va sano…

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